Quand vous déposez des pièces jointes dans une conversation, elles vivent dans cette conversation. Vous la fermez, tout part avec elle, et le lendemain vous réexpliquez depuis le début. C'est le reproche que j'entends le plus souvent : il oublie mes documents, il fait des erreurs bêtes, il n'en fait qu'à sa tête.
Ce qui suit règle ça, et il n'y a rien à acheter. Vous donnez à Claude l'accès à un dossier de votre disque, vous y posez un fichier de règles, et il travaille sur vos vraies pièces. Le fichier de règles est la partie que personne ne met en place, et c'est la seule qui décide si le résultat est signable.
Une IA ne devine pas ce qu'il y a sur votre disque. Il faut lui donner accès au dossier, une fois. Dans l'application Claude installée sur votre ordinateur, autorisez l'accès à ce dossier dans les réglages, puis posez vos demandes normalement.
C'est tout. Il n'y a rien d'autre à installer, et vous ne quittez jamais l'application.
Deux choses. Les pièces telles qu'elles vous sont arrivées, sans les renommer ni les ranger : c'est justement le travail que vous ne voulez plus faire. Et le document à remplir, avec ses titres de sections et rien dessous.
Les noms de fichiers sales ne posent aucun problème. Une pièce appelée doc (3).pdf est lue comme les autres, et c'est son contenu qui décide de ce qu'elle est.
Vous n'avez pas de fichier à rédiger vous-même. En début de projet, Claude écrit ses règles dans un fichier posé à la racine du dossier, qu'il appelle CLAUDE.md, et il le relit tout seul à chaque fois que vous revenez.
Ce qui décide de la qualité, c'est donc la toute première session sur le dossier. Prenez cinq minutes pour lui expliquer le but : ce qu'est ce dossier, à quoi sert le document à remplir, qui va le lire, et ce que vous ne voulez jamais voir dedans. Ce que vous dites là est écrit une fois et vous n'y revenez plus.
Le contenu qui compte tient en deux phrases, reprises plus bas. Si vous ne deviez lui dire qu'une chose, dites-lui de ne jamais inventer un chiffre.
Une IA à qui on demande de remplir un document remplit tout, y compris ce qui n'est écrit nulle part. Sur un dossier que vous allez signer, c'est le seul défaut qui compte vraiment.
La règle qui l'évite tient en une phrase : quand l'information n'est dans aucune pièce, écrire À COMPLÉTER au lieu de la déduire. Ajoutez-en une seconde, qui vous fait gagner la relecture : citer la pièce d'où vient chaque chiffre, entre parenthèses, à la fin de la phrase. Vous relisez alors en vérifiant des sources, pas en cherchant des erreurs.
Si une de vos pièces est une photo ou un scan, ne supposez pas qu'elle a été lue : demandez-lui de citer une ligne précise de cette pièce. S'il ne peut pas, vous saurez que le document manque au dossier.
Vérifiez aussi qu'il vous dit ce qu'il n'a pas fait. Sur mon essai, il m'a signalé de lui-même deux pièces qu'il n'avait pas ouvertes et m'a demandé s'il devait les contrôler. Une IA qui annonce ses angles morts vaut mieux qu'une IA qui rend un document lisse.
À dire lors de la première session sur le dossier : il les écrit lui-même dans son fichier de règles et les relit ensuite tout seul. C'est ce qui sépare un document signable d'un document inventé.
Une phrase, en français courant, une fois que le dossier est branché. Vous nommez le document à remplir et l'endroit où chercher, rien de plus.
À poser une fois le document rempli. La troisième sert le plus : elle vous dit ce qui manque à votre dossier, pas ce qui manque à son travail.